'C'est le système des transferts qui fait vivre nos clubs'

© PHOTO NEWS/Pieter-Jan Vanstockstraeten

L'Union est furieuse d'avoir vu Courtrai lui arracher gratuitement Faïz Selemani, qui avait unilatéralement rompu son contrat en prétextant une faute grave, tandis que Saint-Trond attaque carrément l'Antwerp en justice.

Celui-ci a en effet transféré  Alexis de Sart, dont l'option n'avait pas été levée dans les règles.
La Pro League  a invité les quatre clubs concernés à  se mettre autour de la table et régler leurs transactions entre adultes.
 "C'est le système des transferts qui fait vivre les clubs", a ainsi souligné mercredi le CEO de la Pro League Pierre François en tirant la sonnette d'alarme. "Il est donc de notre devoir de le protéger..."

S'il comprend parfaitement que l'Union conteste l'urgence invoquée par Selemani pour rompre unilatéralement son contrat jusqu'en 2021 avec option, Pierre François ne se prononcera pas officiellement à propos du différend.

"C'est du ressort de la fédération (l'Union belge de football, ndlr) où sont affiliés l'Union et Courtrai, censés connaître le règlement et la procédure", indique-t-il.  

Plus précisément: les fautes graves de l'Union dénoncées par Selemani doivent être évaluées par un comité d'arbitrage de seize membres, avant d'autoriser le joueur à se lier à un autre club. C'est à Courtrai de lancer la procédure. Ensuite le joueur (Selemani) ne sera pas autorisé à jouer tant que cette commission ne se sera pas prononcée.  

En règle générale la Pro League ne voit pas d'un bon oeil des joueurs liés contractuellement tenter de se libérer de leurs obligations par des astuces.

"Nous devons éviter de compromettre le modèle économique sur lequel repose notre compétition", prévient Pierre François. "La viabilité de nos clubs repose sur notre système de transferts", ainsi que l'a démontré une étude de Deloitte. "Des incidents de ce genre pourraient se multiplier si on n'y fait pas attention. Il faut empêcher que d'autres clubs suivent cet exemple. Même des clubs étrangers pourraient s'en inspirer pour piller notre championnat. Il faut donc faire preuve de la plus grande vigilance, pour ne pas se laisser engloutir par une marée noire venue du large. En particulier des clubs étrangers dont le propriétaire possède egalement un club belge..."
 
Pierre François avait déjà annoncé que le thème serait certainement abordé lors de la prochaine réunion du conseil d'administration de la Pro League.

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